Les fermes de proximité réclament « des actions concrètes » au prochain gouvernement

Les fermes de proximité réclament « des actions concrètes » au prochain gouvernement

La Fédération de l’Union des producteurs agricoles (UPA) du Centre-du-Québec et le Syndicat de l’UPA de Nicolet demandent aux partis politiques de mieux soutenir les fermes de proximité. Les deux organisations réclament notamment des programmes adaptés aux petites entreprises agricoles, moins de lourdeur administrative et une reconnaissance de leur importance pour la vitalité des régions.



Les organisations centricoises rappellent que, dans la région, près de 45% des entreprises agricoles sont des fermes de proximité, soit environ 1400 entreprises sur les quelque 3100 au Centre-du-Québec.



Malgré leur présence importante sur le territoire, un sondage réalisé auprès des fermes de proximité de la région révèle que 83% des producteurs doivent compter sur un revenu externe pour assurer la pérennité de leur entreprise, une situation que déplore Sandra Veillette, représentante des fermes de proximité au Syndicat de l’UPA de Nicolet et productrice dans une ferme de Baie-du-Febvre.




« Une grande partie d’entre nous avons un 2e travail pour garder nos fermes en activité. On rêve de pouvoir en vivre un jour. Pour y parvenir, nous avons besoin de programmes plus flexibles, qui tiennent compte de notre unicité. Nous avons besoin de votre soutien pour bien vous nourrir. »



Sandra Veillette, représentante des fermes de proximité au Syndicat de l’UPA de Nicolet




La Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec et le Syndicat de l’UPA de Nicolet demandent à ce que les ministères, les institutions financières et les organismes qui accompagnent les producteurs soient mieux sensibiliser à l’importance de fermes de proximité pour les communautés et à la diversité des modèles agricoles.



Pour elles, cette meilleure compréhension passe par des programmes, des critères et des modalités d’accompagnement adaptés à la réalité de ces entreprises.



Simplifier les démarches pour les fermes de proximité



L’UPA le répète : la lourdeur réglementaire et administrative constitue un frein important au développement des fermes de proximité qui disposent souvent de peu de temps er de ressources financières pour « comprendre des normes, des formulaires ou monter un dossier complexe. »



La Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec et le Syndicat de l’UPA de Nicolet demandent donc une « réelle simplification » des démarches et une réglementation proportionnée à la taille et au niveau de risque des entreprises.



La présidente de la Fédération, Julie Bissonnette, estime que les programmes sont mal adaptés aux réalités des fermes de proximité.




« Les programmes sont mal adaptés aux réalités des fermes de proximité, alors qu’elles jouent un rôle essentiel dans la souveraineté alimentaire du Québec : elles contribuent à l’économie locale, occupent notre territoire et dynamisent nos régions. Pour assurer leur pérennité et renforcer notre capacité à produire ici ce que nous consommons, nous devons leur donner les moyens de consacrer leur énergie à produire, à développer leur entreprise et à nourrir notre milieu. »



Julie Bissonnette, présidente de la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec




Rappelons que l’agriculture est un moteur économique et social essentiel pour le Centre-du-Québec. Les 3000 entreprises agricoles établies sur le territoire génèrent un PIB annuel de 543 M$, soutiennent quelque 5000 emplois et occupent 93% de la région. Le Centre-du-Québec est la troisième région administrative la plus importante en termes d’agriculture au Québec.

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