Santé et sécurité au travail : la semaine nationale débute à Drummondville

Santé et sécurité au travail : la semaine nationale débute à Drummondville

Les activités de sensibilisation et de mobilisation organisées par le Conseil central de la CSN au Cœur-du-Québec ont débuté ce lundi avec une rencontre chez Soucy, à Drummondville, en marge de la Semaine nationale de la santé et de la sécurité du travail.



Des visites d’école, d’industrie manufacturière et de chantier de construction sont prévues jusqu’au 24 octobre.



La centrale profite de l’occasion pour dénoncer l’exclusion des secteurs de la santé, des services sociaux, de l’éducation et de certains mécanismes permanents de prévention à la Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail devant être déposé cet automne à l’Assemblée nationale.




« Chaque travailleuse et chaque travailleur a le droit de rentrer chez soi en santé et en vie. Il est incompréhensible qu’on ait retiré des outils essentiels de prévention à des secteurs aussi névralgiques avant même d’en avoir évalué les effets », affirment la présidente de la CSN, Caroline Senneville ainsi que Guy Croteau, vice-président du Conseil central du Cœur-du-Québec – CSN.




Le syndicat s’inquiète également de la judiciarisation croissante du régime. Le nombre de dossiers ouverts en matière de santé et de sécurité du travail auprès du Tribunal administratif du travail et de son ancêtre, la Commission des lésions professionnelles, serait passé d’un peu moins de 23 000 à près de 45 000 en 25 ans.




« Lorsqu’une personne blessée ou malade doit multiplier les démarches pour faire reconnaître ses droits, c’est tout le régime qui est remis en question. Trop souvent, les mécanismes de contestation sont utilisés à l’encontre des victimes plutôt que pour les accompagner », soutient monsieur Croteau.




Des ressources insuffisantes à la CNESST



Des enjeux sont aussi soulevés concernant le gel d’embauche imposé par le gouvernement sortant à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), causant des réductions de services alors que son financement ne repose pas sur l’État, mais sur des cotisations versées par les employeurs.



Des enjeux causés par les changements climatiques



La CSN rappelle finalement que les changements climatiques, se manifestant par des épisodes de chaleur extrême et les événements météorologiques extraordinaires plus fréquents, exposent un nombre grandissant de travailleurs à des risques accrus.

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