Travailleurs étrangers temporaires : des efforts déjà déployés pour recruter localement selon la CCID

Travailleurs étrangers temporaires : des efforts déjà déployés pour recruter localement selon la CCID

Les entreprises de Drummond investissent énormément en recrutement local, par des salons d’emplois, des campagnes marketing, et de multiples initiatives pour rendre les postes plus attrayants, mais ne réussissent pas à combler leurs besoins selon la Chambre de commerce et d’Industrie.



Pour conserver un même niveau de productivité, livrer les commandes et croitre, le recours aux travailleurs étrangers temporaires (TET) serait donc essentiel dans le contexte actuel.



C’est ce que répond la directrice de la CCID, Alexandra Houle, au ministère de l’Emploi et développement social Canada.



L’instance fédérale indiquait, en réaction au cri du cœur de l’organisation drummondvilloise le 29 mai, que l’embauche de TET ne devait servir qu’en dernier recours pour des crises de courtes durées.



Il serait également de compétence des employeurs de rechercher, rehausser et former la main-d’œuvre locale.



Le directeur général de Drummond économique, qui participe à des missions de recrutement de talent, précise que les postes visés à l’international sont souvent critiques de manière permanente.



Il serait impossible de les combler dans la région, comme l’explique Gerry Gagnon.







Gerry Gagnon, directeur général de Drummond économique



Gerry Gagnon dénonce l’utilisation du taux de chômage comme baromètre pour traiter ou non le dépôt de nouvelles demandes et le renouvellement de permis.



Rappelons que le taux régional doit être sous les 6% pour que les entreprises puissent démarrer le processus auprès du gouvernement.



Des travailleurs locaux au chômage ne peuvent pas nécessairement être recrutés dans un autre secteur d’emploi en demande, selon lui. Il appelle ce phénomène le faux mirage des vases communicants.







Gerry Gagnon, directeur général de Drummond économique



Il dénonçait d’ailleurs la méthode de calcul du taux de chômage employé par Statistique Canada qui serait plus volatile.



Le directeur général estime finalement que la pénurie de main-d’œuvre va perdurer tant que les métiers recherchés ne seront pas valorisés.

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