Un syndicat dénonce des coupures malgré des besoins grandissants au CSS des Chênes

Un syndicat dénonce des coupures malgré des besoins grandissants au CSS des Chênes

Le Syndicat du personnel professionnel de l’Éducation du Cœur et du Centre-du-Québec dit s’inquiéter d’un décalage entre la croissance du nombre d’étudiants et les ressources disponibles pour les soutenir au CSS des Chênes de Drummondville.



Si la clientèle est en augmentation, le syndicat rapporte la coupure de trois postes professionnels à temps plein au plan des effectifs 2026-2027, dont un animateur de développement personnel et d’engagement communautaire.



Pour ce dernier, le CSS avait précisé en juin qu’il s’agissait d’un départ à la retraite qui ne sera pas remplacé.




« On ne peut pas demander aux écoles d’accueillir toujours plus d’élèves, dans des classes toujours plus nombreuses et avec des réalités de plus en plus complexes, tout en prétendant que les besoins en services professionnels demeurent inchangés. Le statu quo devient en soi une diminution de services lorsqu’on l’applique à une clientèle qui augmente, » affirme Karine Boudreau, présidente du SPPECCQ-CSQ.




La centrale dénonce aussi la compression de deux conseillères pédagogiques alors que le Centre de services scolaire indique avoir 60 enseignants non légalement qualifiés en poste à la rentrée.



Le syndicat rappelle que les CP ont notamment pour rôle de les accompagner, les soutenir et les former dans le développement de leurs pratiques professionnelles.




« D’un côté, on nous dit qu’il faut accompagner des dizaines de personnes qui arrivent dans la profession ou qui n’ont pas encore leur qualification légale. De l’autre, on coupe deux postes de CP à temps plein. Il faut nous expliquer comment on peut prétendre que ces deux réalités ne sont pas liées », ajoute Karine Bourdeau.




Plus d’élèves dans les classes



Le SPPECCQ-CSQ rapporte finalement des classes pouvant atteindre jusqu’à 36 élèves, accentuant les défis liés au climat scolaire, aux comportements, à l’adaptation, à la santé psychologique et aux situations de violence.



Cette pression entraine une augmentation de la charge de travail et des délais d’accès aux services spécialisés pour les élèves et les familles alors que les besoins ne diminuent pas.




« Nos professionnelles et professionnels constatent quotidiennement que les besoins augmentent, mais ils ont de moins en moins de temps pour faire de la prévention. Ils sont souvent contraints d’intervenir lorsque les situations sont déjà devenues problématiques », conclut Mme Boudreau.




Le syndicat demande donc au CSS des Chênes de réévaluer ses décisions concernant les effectifs professionnels afin que « les ressources soient à la hauteur de la croissance de la clientèle et des besoins vécus dans les établissements ».

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