CGI garde à l’œil des entreprises pour de potentielles fusions et acquisitions

CGI garde à l’œil des entreprises pour de potentielles fusions et acquisitions

La firme montréalaise de services informatiques CGI continue de se pencher sur d’autres potentielles fusions et acquisitions, affirme son nouveau patron. 



Le président et chef de la direction, Tim Hurlebaus, entré en poste en mai dernier, indique que CGI reste active sur ce plan, après «plusieurs bonnes acquisitions» au cours des dernières années. 



La stratégie d’acquisition «reste essentielle» pour le développement et la croissance de la compagnie, dit-il mercredi, lors d’une conférence téléphonique avec des analystes pour discuter des résultats financiers du troisième trimestre. 




«On a été en mesure d’intégrer des entreprises complémentaires, et ça nous a été favorable dans plusieurs industries et régions du monde. On continue d’être très actif», mentionne M. Hurlebaus.





«Notre portefeuille de fusions et acquisitions n’a jamais été aussi important», allant d’une combinaison de grandes entreprises oeuvrant dans différentes régions et divers secteurs, à de plus petites sociétés, détaille-t-il. 




CGI analyse actuellement différentes possibilités de fusions et acquisitions. L’entreprise a notamment comme cible «des occasions stratégiques de plus grande envergure», évaluées à plusieurs milliards de dollars, précise le PDG. 



Il assure que la trésorerie de la firme de services-conseils est «très bien positionnée» pour réaliser de telles acquisitions. 



Son vice-président exécutif et chef de la direction financière, Steve Perron, appuie ses commentaires, soutenant que CGI a «la capacité» de mettre la main sur d’autres joueurs. 



Embauches IA 



Le carnet de commandes de l’entreprise est actuellement bien garni, soutient M. Hurlebaus. Il représente près de deux ans de chiffre d’affaires annuel grâce à des contrats pluriannuels de services en mode délégué et de propriétés intellectuelles. 



La valeur des nouveaux contrats s’est élevée à 4,20 milliards $ au cours du troisième trimestre clos le 30 juin. À cette date, le carnet de commandes de CGI totalisait 31,79 milliards $.



M. Hurlebaus note que l’engouement autour des services basés sur l’intelligence artificielle (IA) se poursuit, alors que CGI voit une augmentation des occasions d’affaires. 



La valeur des contrats potentiels pour l’entreprise dans le secteur de l’IA s’élève maintenant à près de 10 milliards $, soit le double par rapport à la même période l’an dernier, indique le PDG. 



Il rapporte également une hausse de 50 % des embauches chez CGI au troisième trimestre, par rapport à il y a un an. Des contrats signés depuis le début de l’année du côté des États-Unis nécessitent du personnel au fur et à mesure que les projets prennent de l’ampleur, explique M. Hurlebaus. 



CGI compte autour de 94 000 conseillers et professionnels à travers le monde qui fournissent des conseils en technologie de l’information et en management.



Bénéfice en hausse



Pour son troisième trimestre, CGI a réalisé un bénéfice de 465,2 millions $, en hausse par rapport à 408,6 millions $ à la même période l’an dernier.



L’entreprise québécoise précise que le bénéfice s’est élevé à 2,23 $ par action, comparativement à 1,82 $ par action au même trimestre l’an dernier.



Sur une base ajustée, CGI a réalisé un bénéfice de 2,29 $ par action au troisième trimestre, contre un bénéfice ajusté de 2,10 $ par action un an plus tôt.



Ses revenus ont atteint 4,19 milliards $, en hausse par rapport à 4,09 milliards $ il y a un an.



L’action de CGI a gagné 4,30 $ ou 4,27 %, à 105,01 $ à la fin de la séance de la Bourse de Toronto.



Entreprise dans cette dépêche: (TSX:GIB.A)

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