Appelé à réagir aux demandes de la Chambre de commerce de Drummond, concernant les restrictions en place pour l’accès et le renouvellement de permis des travailleurs étrangers temporaires (TET), le ministère de l’Emploi et développement social Canada explique par voie écrite que ce programme est une mesure de dernier recours utilisée pour répondre à des pénuries critiques et de courte durée sur le marché du travail « lorsque des Canadiens ou des résidents permanents qualifiés ne sont pas disponibles ».
Il n’a pas pour objectif de remplacer des stratégies à long terme et durables pour élaborer et retenir les talents canadiens.
« Le Programme des TET permet de maintenir les entreprises canadiennes en activité et de créer des occasions sur le marché du travail pour les Canadiens, afin de soutenir la croissance de notre économie », signifie le bureau des relations avec les médias par courriel.
Les employeurs sont tenus de recruter, rehausser les compétences et former d’abord la main-d’œuvre locale, qui doit toujours être priorisée, et le gouvernement veille à l’application de cette exigence.
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Alors que les taux de chômage ont commencé à augmenter à la fin de 2023, les mesures de resserrement prises jusqu’à présent, dénoncées notamment par Airex et Sixpro il y a deux semaines, auraient l’effet escompté d’améliorer l’intégrité du programme, d’en restreindre l’accès et de réduire la dépendance des employeurs selon le ministère.
Les politiques seraient régulièrement révisées et ajustées pour répondre à l’évolution des conditions et réalités sur le terrain, incluant une approche ciblée aux secteurs stratégiques spécifiques dans des régions précises (rappelons que la CCID demandait de reconnaitre le secteur manufacturier comme une industrie prioritaire).
On indique qu’au Québec, le PTET est administré en consultation avec le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI). La liste des professions admissibles au traitement simplifié est élaborée et publiée chaque année par le gouvernement provincial, un tableau qui comprend déjà les soudeurs et électromécaniciens notamment.
Ce processus permet aussi une exemption de l’exigence de fournir une preuve des efforts de recrutement à un nombre présélectionné de métiers spécialisées et hautement qualifiées faisant face à des pénuries urgentes en main-d’œuvre, tels que déterminés par Québec.
« Le gouvernement du Canada continue de travailler en étroite collaboration avec les provinces et territoires, les intervenants de l’industrie, les organisations syndicales et les organismes de soutien aux travailleurs migrants afin de s’assurer que le Programme des TET soutient les employeurs conformes ayant de réels besoins du marché du travail. »
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