États financiers de Drummondville : Hausse des revenus portée par les droits de mutation et le campus de l’UQTR

États financiers de Drummondville : Hausse des revenus portée par les droits de mutation et le campus de l’UQTR

La Ville de Drummondville a enregistré des revenus de 203,7 M$ pour l’année 2025, contre des dépenses de 196 M$, selon les états financiers déposés ce lundi 15 juin.



Cela constitue une hausse de 26,8 M$ de plus que prévu notamment en raison d’une augmentation des droits de mutation s’élevant à 12 M$, un record.



Le rachat du campus universitaire par l’UQTR correspond aussi à un montant de 14 M$.



Une partie de ce surplus est allé au remboursement de la dette à long terme.



Le service de la dette représente d’ailleurs 15,6 % du budget annuel, un niveau conforme à la cible fixée par la Ville dans son cadre financier.




« Ces résultats nous permettent de regarder l’avenir avec confiance. Ils nous donnent les moyens d’agir sur les priorités de notre communauté, que ce soit en habitation, en environnement, dans le maintien de nos infrastructures ou dans l’amélioration de nos milieux de vie, et ce, tout en demeurant fidèles à la rigueur financière qui guide nos décisions », a indiqué M. Houle.




La Ville de Drummondville ajoute 1,5 M$ à son fonds dédié à l’habitation, cette affectation est maintenant de 2 M$ pour soutenir le développement de nouveaux projets de logements sociaux, abordables et communautaires.



Quelque 5 M$ ont mené à la réalisation de près de 300 logements hors marché sur le territoire depuis 2022. Le Chantier de travail sur l’habitation vise qu’ils représentent 20 % du parc résidentiel à terme.



En plus de la somme dédiée à l’habitation, voici la répartition de l’excédent budgétaire de 7,7 M$ :




1,5 M$ au surplus accumulé « Engagements financiers – dette » ;



1 M$ au fonds de roulement, afin de financer davantage de projets payés comptant sans intérêts (10,6 M$ en 2025);



1 M$ au surplus accumulé « Environnement », soit 500 000 $ de plus que les obligations municipales, afin de financer des initiatives durables ;



400 000 $ au surplus « Maintien d’actifs », afin d’entretenir les infrastructures municipales.




La charge fiscale moyenne par logement à Drummondville serait environ 25% plus basse que pour les villes québécoises comparables pour une offre de services semblables selon le plus récent profil réalisé par le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation.



Investissements



Les investissements ont totalisé 81,4 M$ au cours de la dernière année, soit 15% de plus que la moyenne depuis 2020, dont plus de 40 M$ consacrés aux infrastructures municipales.



Quelque 32,5 M$ proviennent de subventions et de contributions obtenues auprès de différents partenaires et des paliers de gouvernance.



Près de 40 % du financement vient donc de sources externes.



Principaux projets d’investissement 2025 :




Réfection de rues 12,4 M$



Écoquartier Fortissimo 10,6 M$



Usine de traitement d’eau 6,8 M$



Poste de pompage Cormier 6,3 M$



Autres travaux d’aqueduc et d’égouts 5,8 M$



Stade Jacques-Desautels | Desjardins 5 M$




Défis municipaux



En marge du dépôt des états financiers, la Ville de Drummondville rappelle qu’elle fait face à de nombreux défis, dont la vétusté des infrastructures, la croissance et le vieillissement de la population, les changements climatiques, la mobilité durable, la rareté des logements, et le phénomène de l’itinérance notamment.



Un récent rapport commandé par l’Union des municipalités du Québec (UMQ) indique que les villes québécoises devront absorber plus de 1,5 G$ de frais additionnels par année liés à l’augmentation des coûts de construction, de réfection et d’entretien des infrastructures. La part des investissements du Plan québécois des infrastructures (PQI) consacrée aux municipalités serait passée d’environ 8 % à 4,4 % au cours des dernières années.




« Le rapport Jérôme-Forget-Marceau estime également à au moins 9 G$ le manque à gagner auquel les municipalités québécoises pourraient être confrontées d’ici 2035, si les mécanismes de financement n’évoluent pas. Or, les attentes envers les villes continuent de croître. Devant cet état de fait, il ne s’agit plus seulement de développer nos villes : il faut également préserver, moderniser, maintenir et adapter les infrastructures déjà en place », a insisté Jean-François Houle.

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