En 2026, le maire de Drummondville, Jean-François Houle, a évoqué l’organisme La Hutte, situé sur la Rive-Nord de Montréal, à quelques reprises lorsqu’il est question de modèles à suivre pour répondre aux enjeux liés à l’itinérance localement. C’était le cas notamment après les graffitis retrouvés sur la bibliothèque publique en fin juillet.
Le directeur de cette ressource d’hébergement établie à Terrebonne, Joliette et Saint-Jérôme, François Savoie, estime entre 60 et 70% le nombre de personnes qui arrivent à un logement permanent grâce à leur soutien, soit environ 1000 réussites par année. Il fait valoir que cela représente 20% de la cible nationale.
Le seuil pour avoir accès aux services est très bas alors que son équipe accepte des gens avec des problèmes de santé mentale et de dépendance, notamment.
François Savoie, directeur général de la Hutte
Si les intervenants se rendent sur le terrain afin d’inviter les personnes habitant les campements à demander de l’aide, il précise ne pas faire de travail de rue.
La Hutte offre plutôt différents types d’accompagnement afin d’assurer un cheminement au cours de leur séjour vers un hébergement transitoire.
Selon François Savoie, il faut aller plus loin que le simple service de dortoir alors que son organisation ne propose que 18 lits de courte durée sur 180 places disponibles réparties dans quatre maisons.
Le suivi auprès d’une personne peut se poursuivre pendant des années pour garantir un maintien en logement à long terme et une continuité dans le processus de réinsertion.
François Savoie, directeur général de la Hutte
Inspiration pour répondre à l’itinérance à Drummondville : qui est La Hutte?
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