Logement de transition en trois étapes : un bâtiment imaginé par L’Ensoleilvent

Logement de transition en trois étapes : un bâtiment imaginé par L’Ensoleilvent

L’organisme drummondvillois L’Ensoleilvent réclame des infrastructures permettant de développer un service d’hébergement de transition jumelant le logement et l’accompagnement afin de sortir les personnes en situation d’itinérance de la rue.



Le système actuellement réfléchi par l’organisation ferait passer la clientèle d’un hébergement d’urgence à une unité partagée avec quatre autres usagers, avant de les diriger éventuellement vers une résidence permanente, à l’interne ou sur le marché locatif privé.



Le directeur général, François Gosselin, imagine une bâtisse sur trois étages. Le premier serait consacré aux besoins urgents et pourrait accueillir rapidement les gens afin d’éviter qu’ils dorment à l’extérieur. Le deuxième comprendrait des appartements mixtes favorisant l’apprentissage, avec du soutien accessible à toute heure du jour et de la nuit. Le troisième serait doté de chambres offrant davantage d’autonomie, tout en conservant un cadre sécurisant pour ceux qui ont dû s’adapter à des routines difficiles par le passé.



Cette structure pourrait répondre aux besoins d’une soixantaine de personnes à Drummondville, estime le DG. Il explique que les réalités varient d’un individu à l’autre et que certains disposent déjà des acquis nécessaires pour se remettre sur pied avec un léger appui additionnel.







François Gosselin, directeur général de L’Ensoleilvent



François Gosselin précise que son organisation continue malgré tout d’appuyer les personnes vulnérables. Au cours de la dernière année seulement, elle a accompagné 120 usagers dans leurs démarches afin qu’elles puissent accéder au Programme de supplément au loyer, permettant de payer un logement correspondant à 25 % du revenu.



L’aide d’urgence qu’il peut apporter n’est cependant pas adaptée aux besoins plus pointus, donnant l’exemple du Camping Enso.







François Gosselin, directeur général de L’Ensoleilvent



La situation est rapidement devenue criante il y a six ans, avec la pandémie de COVID-19, selon lui. Il croit que la crise de l’itinérance va durer encore plusieurs années.







François Gosselin, directeur général de L’Ensoleilvent



Bien que l’organisme La Hutte ait été cité comme exemple de réussite dans la lutte à l’itinérance, les représentants de L’Ensoleilvent sont aussi allés observer le fonctionnement de La Maison du Père, qui offre un service similaire à Montréal.

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