Le maire de Drummondville, Jean-François Houle, a pris la parole à l’Hôtel de Ville afin de faire un historique du dossier concernant N&N Remorques et le projet de parc industriel aux coins de la route 139 et de l’autoroute 55 à Saint-Nicéphore.
Les deux partis sont maintenant en attente du jugement dans le procès demandant la fin des procédures d’expropriation pour une portion du terrain appartenant aux entrepreneurs de la famille Montcalm suivant les plaidoiries ce mercredi 3 juin devant la Cour supérieure.
Le magistrat réitère que le lot ciblé est présentement vacant et ne remet pas en question les permis d’activité et les emplois déjà en place.
Il soutient que le dossier est travaillé depuis longtemps alors que les balbutiements du développement remontent à 2020, hors périmètre urbain, sous l’administration d’Alain Carrier.
Un avis de réserve est émis en décembre 2021, et rendu public, afin de geler les parcelles concernées. Le projet est officiellement dévoilé lors du dîner de la mairesse, Stéphanie Lacoste, en février 2024.
Selon M Houle, N&N Remorques ne s’est pas présenté à des consultations tenues par la Ville, puis la MRC, en février de cette année.
Elle est sur place lors d’une séance en mars où les terrains qu’elle possède se retrouvent dans le périmètre du futur parc.
Le magistrat rappelle que N&N n’avait pas entamé de démarches d’expansion par l’obtention de permis ou demandes de zonage au moment où l’avis d’expropriation est envoyé, en mars 2025, les régions visées sont toujours inexploitables à l’heure actuelle.
Il estime que la municipalité n’a pas opéré par improvisation dans ce dossier et que la famille Montcalm peut difficile être pris de court par ces démarches.
Jean-François Houle soutient finalement que les requérants ne sont pas lésés dans ce processus alors qu’ils ont acquis environ 3,2 millions de pieds carrés de terrain nécessitant un changement de zonage avant de pouvoir l’exploiter à un coût d’environ 0,34 $ le pied carré.
Par la suite, une portion a été vendue à l’entreprise Jupiter pour environ 1,2 million de dollars, soit près de dix fois le prix payé.
Développement de l’écoparc de Saint-Nicéphore
Les cinq phases de développement, incluant une sixième étape dite « ultérieure » impliquant le lot ciblé les deux partis, représenteraient 28 M de pieds carrés.
Une étendue qui s’expliquerait notamment par la présence de milieux humides devant être protégés ou négociés dans le périmètre et qui serait ultimement à considérer selon le maire.
Le principe de n’exporter que ce qui est nécessaire a été évoqué lors des plaidoiries aux palais de Justice de Drummondville mercredi. Le magistrat, Jean-François Houle, estime que cet exercice de priorisation a été fait au préalable.
Jean-François Houle, maire de Drummondville
Le maire rappelle qu’advenant une décision judiciaire favorable à la municipalité, N&N sera compensé en échange de ses terrains.
Il serait alors libre à eux d’appliquer pour acquérir des lots à l’intérieur du parc industriel, une demande qui serait alors analysée avec la charte de développement au même titre que tout autre potentiel acheteur dans le cadre d’un développement ordonné selon lui.
Jean-François Houle, maire de Drummondville
N&N Remorque : historique de Jean-François Houle et développement du futur parc
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