Pression d’eau dans le Boisé de la Marconi : déception chez des citoyens du secteur

Pression d’eau dans le Boisé de la Marconi : déception chez des citoyens du secteur

Des citoyens du secteur du Boisé Marconi réagissent avec déception à la résolution adoptée par le conseil municipal de Drummondville le 19 mai concernant le dossier de la pression d’eau dans leur quartier.



Selon les résidents impliqués dans l’affaire, elle reste sur sa position sans répondre aux faits nouveaux et aux données techniques portés à l’attention des élus.




« Nous pouvons accepter une décision avec laquelle nous sommes en désaccord lorsque nous avons le sentiment que tous les arguments ont été considérés. Ce qui est difficile à accepter ici, c’est l’absence totale de réponses sur des éléments centraux du dossier », affirme Jean-Pierre Picard.




En février 2022, la firme Les Compteurs Lecomte ltée, mandatée par la Ville, a effectué des relevés dans 10 demeures du secteur. Selon l’analyse des données, la majorité des maisons testées présentaient régulièrement des pressions sous le seuil minimal de 40 PSI ainsi que sous la moyenne de 45 PSI.




« Depuis plus de deux ans, nous demandons simplement une explication technique claire sur ce point. Personne ne nous explique pourquoi ces résultats semblent incompatibles avec la position officielle de la Ville », ajoute Claude Pellerin.




Le maire de Drummondville, Jean-François Houle, affirmait la semaine dernière que la moyenne était bien de 45 PSI à l’entrée des propriétés, que la municipalité est responsable de son réseau, mais pas de réductions une fois à l’intérieur des demeures.



Les représentants du groupe soulignent également qu’une rencontre technique avec l’ingénieur attitré au dossier à la Ville devait avoir lieu. Des questions auraient d’ailleurs été demandé aux citoyens à l’avance par la magistrature.




« Au-delà du désaccord sur le fond du dossier, nous considérons qu’il s’agit d’un manque de respect envers nous. Lorsque des citoyens prennent le temps de préparer sérieusement des questions, à la demande de la Ville, la moindre des choses est d’assurer un suivi transparent et rigoureux », affirme Jacques Bernard.




Le groupe soulève également des inquiétudes concernant la solution proposée consistant à offrir 2,000$ pour l’installation de surpresseurs domestiques.



Selon des experts consultés par les requérants, l’ajout de ce dispositif pourrait avoir pour effet de réduire davantage la pression chez les voisins. Il faudrait inclure un réservoir et un système de contrôle de la qualité de l’eau, augmentant les coûts et l’entretien.




« Nous avons l’impression qu’on tente de régler un problème sans analyser les impacts potentiels sur l’ensemble du réseau. Avec l’information qui nous a été fournie par les entreprises qui installent des surpresseurs domestiques, nous comprenons que cela pourrait simplement déplacer le problème d’une maison vers une autre », affirme Claude Pellerin.




Les citoyens contestent également l’interprétation du faible taux de participation au sondage réalisé par la Ville.



La résolution adoptée mentionne que seulement 18 % des propriétaires ont répondu, laissant entendre que l’enjeu ne serait pas aussi important. Plusieurs consultations municipales obtiennent des taux similaires sans que leur pertinence soit remise en question selon eux.



Le regroupement souligne certains résultats :




68 % des répondants étaient toujours ou souvent incommodés par la pression d’eau insuffisante ;



Il atteignait 86 % lorsqu’on inclut ceux qui étaient quelques fois incommodés.




En plaidoyer le 19 mai, Jean-François Houle rapportait que la solution d’une taxe de secteur pour l’installation d’un suppresseur de quartier était cependant impopulaire.



Une pétition signée par la majorité des résidents du Boisé de la Marconi en 2022 confirmait ces chiffres.

Catégories

Actualités Politique
Voir l'article complet Retour aux nouvelles