Un coroner note des lacunes de communications dans le dossier d’un décès à l’hôpital Sainte-Croix en février

Un coroner note des lacunes de communications dans le dossier d’un décès à l’hôpital Sainte-Croix en février

Suivant le décès d’une femme de 77 ans par choc hémorragique tardive à Drummondville le 9 février 2026, onze jours après une chirurgie élective des sinus au bloc opératoire de l’Hôpital Sainte-Croix, le bureau du coroner a soulevé un enjeu de communication entre le chirurgien oto-rhino-laryngologiste et la pharmacie dispensatrice.



Une consigne de cessation d’un médicament devant empêcher les accidents vasculaires cérébraux, le Clopidogrel, trois jours avant l’opération a été émise et documentée par l’équipe traitante, mais n’aurait pas été relayée afin que son pilulier soit modifié.



Le traitement lui avait été prescrit suivant un AVC en 2017.



Le jour de l’intervention chirurgicale, elle aurait confirmé ne pas avoir pris sa médication depuis le 25 janvier au matin, mais ces vérifications verbales ne font pas systématiquement l’objet d’une note au dossier et n’ont pas permis de détecter que la dosette n’a pas été modifiée.



Cela a pu contribuer, sans qu’on puisse l’objectiver, à accroître les risques.



L’examen a également révélé la présence de vomissures dans les voies respiratoires inférieures et dans les deux lobes pulmonaires supérieurs, ainsi qu’une maladie cardiaque athérosclérotique comprenant un infarctus aigu du myocarde daté à moins de six à douze heures et une artériosclérose coronarienne modérée.



Le coroner Arnaud Samson recommande à Santé Québec MCQ – Universitaire de réviser le dossier pour s’assurer que les soins prodigués respectaient les plus hauts standards, d’identifier les facteurs ayant contribué au bris de communication et de mettre en place des mesures correctives.



Le retrait chirurgical, par voie nasale, de masses bénignes des cavités nasales et des sinus a eu lieu le 29 janvier. L’ORL rapportait alors un saignement légèrement supérieur à la normale pour ce type de procédure. Une visite de contrôle effectuée le 4 février ne révèle rien d’anormal.



C’est finalement le 9 février que la femme se présente peu après minuit à l’urgence pour un saignement du nez important. Elle fait un arrêt de respiration, puis un arrêt cardiaque. Les manœuvres sont arrêtées vers 1 heure.

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