Coupures au carcéral : des compressions à Drummondville

Coupures au carcéral : des compressions à Drummondville

Un poste de patrouille mobile en semaine et un agent formateur doivent être supprimés dès octobre au pénitencier fédéral de Drummondville, selon le Syndicat des agents correctionnels du Canada.



De plus, des postes de maître-chien doivent être redistribués avec un mandat régional.



Le Service correctionnel du Canada (SCC) a pour mandat de réduire son budget de fonctionnement d’environ 132,2 millions de dollars à l’échelle du pays d’ici 2028-2029.



Ailleurs au pays, ces compressions visent également des postes liés au Programme d’intégrité pour les colis volants ainsi que des effectifs dans certaines institutions à sécurité maximale.



Les représentants des travailleurs, affiliés à la CSN, dénoncent une vague de suppressions qui touche des postes de première ligne et met en péril la sécurité des établissements, comme l’explique le président national, Frédérick Lebeau.







Frédérick Lebeau, président national d’UCCO-SACC-CSN



Il revendique le maintien des différents postes ou la possibilité d’avoir des discussions avec l’employeur afin de conserver ceux liés à la sécurité et de rediriger les coupures ailleurs.




« À un moment où la violence, le crime organisé et les activités liées aux drones sont en hausse dans nos établissements, le SCC choisit de réduire les ressources sur lesquelles les agentes et agents correctionnels comptent pour assurer la sécurité. On ne peut pas améliorer la sécurité du système correctionnel en faisant des compressions », ajoute le président national d’UCCO-SACC-CSN, Frédérick Lebeau.




Les agents correctionnels haussent le ton



Une mobilisation était d’ailleurs organisée ce mercredi à Ottawa afin de sensibiliser la population aux conséquences de ces compressions et de dénoncer la réduction des ressources consacrées à la sécurité de première ligne.



Cette décision aurait été prise sous confidentialité ministérielle, « en vases clos », selon Lebeau.




« Le SCC a pris ces décisions sans véritable consultation. La sécurité des agents correctionnels et de la population canadienne doit passer avant les compressions budgétaires. Nous continuerons à nous mobiliser jusqu’à ce que ces réductions dangereuses soient reconsidérées », conclut-il.

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