Les Maisons des jeunes sont souvent les grandes oubliées lorsqu’il est question de financement, estime Andréanne Tessier, directrice de la Maison des jeunes (MDJ) de Wickham. Elle espère d’ailleurs que les jeunes occuperont une place plus importante dans les discussions électorales d’ici le 5 octobre.
« Depuis le début de la campagne, on n’entend aucun enjeu jeunesse. On entend à peine le mot “communautaire” », déplore-t-elle.
Les MDJ sont appelées à intervenir sur une multitude de problématiques, notamment en santé mentale, en décrochage scolaire, en dépendance, en relations saines et en violence, particulièrement en prévention à l’adolescence. Elles sont cependant rarement les premières à bénéficier d’un soutien gouvernemental pour répondre à ces besoins.
Selon Andréanne Tessier, une meilleure reconnaissance du rôle joué par la prévention permettrait aussi de réduire la pression sur les différents réseaux publics.
Andréanne Tessier, directrice générale de la Maison des jeunes de Wickham
Les équipes sont maintenant composées de personnes diplômées en intervention sociale afin de répondre à l’évolution des besoins de leur clientèle.
Comme dans plusieurs secteurs communautaires, notamment ceux de la lutte contre la pauvreté et de la sécurité alimentaire, la masse salariale représente le nerf de la guerre pour maintenir des services professionnels et adaptés.
Le financement à la mission demeure donc essentiel, alors que les programmes et projets proposés par les gouvernements ne correspondent pas toujours aux besoins observés sur le terrain, fait valoir Andréanne Tessier.
Andréanne Tessier, directrice générale de la Maison des jeunes de Wickham
À Wickham, la Maison des jeunes compte une centaine de membres. Une vingtaine de jeunes la fréquentent chaque jour, selon les besoins et les activités proposées, sur les six journées d’ouverture en semaine.
« La Jeunesse », un enjeu oublié de la campagne électorale selon la MDJ de Wickham
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