L’ancienne sablière de WM, située au bout de la rue des Sables dans le secteur de Saint-Nicéphore, a retrouvé sa verdure.
Après trois ans de travaux, le Conseil régional de l’environnement du Centre-du-Québec (CRECQ) a inauguré le Pré des hirondelles, un site qui constitue aujourd’hui un corridor de biodiversité pour de nombreuses espèces fauniques et floristiques.
Ce chantier a nécessité un investissement de 150 000 $ au total, dont 50 000 $ provenant de WM. Les opérateurs d’équipement lourd, à l’interne, ont aussi effectué l’excavation et renivelé le terrain au début de l’intervention. Une implication également évaluée à 50 000 $.
Le sentier piétonnier de 1,6 kilomètre est accessible aux citoyens du secteur et aux membres du Club du Faisan.
« Il y a près de trois ans, le CRECQ a entrepris la renaturalisation de cette ancienne sablière dans le but de créer un milieu ouvert favorable à la biodiversité. Depuis, nous avons effectué la plantation de nombreux végétaux et arbustes indigènes afin de favoriser la faune locale. De vastes parcelles ont également été ensemencées pour créer un habitat propice à la nidification des oiseaux champêtres, comme le Goglu des prés et la Sturnelle des prés », mentionne Andréanne Blais, directrice générale du CRECQ.
Une sablière est l’un des sites les plus lents à restaurer, comme l’explique d’ailleurs la directrice générale du CRECQ, Andréanne Blais.
Andréanne Blais, directrice générale du CRECQ
L’aménagement doit permettre à terme aux élèves du primaire d’y faire un apprentissage en nature. Les étudiants inscrits au Groupe d’Aide pour la Recherche et l’Aménagement de la Faune (GARAF) doivent pour leur part bonifier et effectuer le suivi des nichoirs. Des caméras seraient aussi installées au site de ponte des tortues de bois. Les statistiques recueillies doivent ensuite servir aux activités du CRECQ.
« Le Pré des hirondelles représente une véritable salle de classe à ciel ouvert, offrant à nos jeunes une occasion concrète de participer à des initiatives de conservation et d’aménagement durable du territoire », indique François Roy, coordonnateur des aménagements, GARAF.
Plusieurs infrastructures fauniques ont été aménagées pour les hirondelles de rivage, bicolores et rustiques, qui ont commencé à s’installer sur place. Attirés par l’abondance de fleurs maintenant présente sur le site, on y retrouve désormais une vaste diversité de pollinisateurs et autres insectes indigènes.
« Les efforts déployés portent déjà leurs fruits. Depuis le début des travaux d’aménagement, une augmentation de la biodiversité aviaire a été observée sur le site. À une époque où plusieurs espèces d’oiseaux champêtres et d’insectivores aériens connaissent un déclin important, cette prairie constitue un habitat essentiel qui contribuera à favoriser leur présence dans la région », mentionne Guy Larochelle, président du CRECQ.
Les prochaines phases du projet porteront sur le contrôle des espèces exotiques envahissantes présentes sur le site. Les élèves du programme GARAF expérimenteront diverses stratégies visant à limiter la propagation de la renouée du Japon et du roseau commun. L’équipe du CRECQ poursuivra, quant à elle, les travaux de contrôle du phragmite dans les zones d’intervention du site.
Cette initiative répondait à la volonté du WM de chercher un projet porteur pour générer des retombées positives et durables pour l’environnement et la collectivité, comme l’explique Marc-André Loiselle, directeur Traitement des Eaux pour WM.
Marc-André Loiselle, Directeur Traitement des Eaux, chez WM.
Une ancienne sablière transformée en espace de verdure à Drummondville
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