Après plusieurs mois de grève, les travailleurs de l’entrepôt, du transport et du siège social de Metro ont accepté une entente avec leur employeur pour leur nouvelle convention collective, mettant ainsi fin au conflit.
Les employés ont accepté à 77 % les termes de l’entente intervenue jeudi dernier entre le comité de négociation et l’épicier, a indiqué le syndicat par communiqué, jeudi.
Selon l’accord, les travailleurs toucheront des augmentations de 22 % sur une période de cinq ans et demi, dont 6 % rétroactifs au 19 septembre 2025 et 4 % applicables dès leur retour au travail, qui aura lieu dimanche.
Des gains ont aussi eu lieu en matière de protection des emplois ainsi qu’en santé et sécurité au travail.
« Les salaires étaient la priorité de nos membres et nous avons défendu cette demande avec détermination. Dans l’ensemble, nous sommes contents du résultat obtenu », a souligné par communiqué le président du syndicat, Matthieu Lafontaine.
Caroline Larocque, vice-présidente, logistique et distribution au Québec de Metro, s’est aussi dite satisfaite de l’entente, «qui établit un cadre stable et prévisible pour les prochaines années».
Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des épiciers unis Métro-Richelieu-CSN représente les 550 salariés du centre de distribution de fruits et légumes à Laval, du siège social de l’entreprise à Montréal ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt à Rivière-des-Prairies.
Sans convention depuis plus d’un an, les employés s’étaient dotés d’un mandat de grève en mars dernier, avant que celle-ci ne soit déclenchée quelques jours plus tard.
Le conflit de travail avait perturbé l’approvisionnement de l’épicier derrière les enseignes Metro et Super C, certaines variétés de fruits et de légumes n’étant plus disponibles en magasin au début de la grève.
Metro a précisé jeudi par communiqué qu’elle fournira une mise à jour sur les incidences financières de ce conflit lors de la prochaine publication de ses résultats financiers.
Lors de la dernière publication des résultats financiers à la mi-août, l’entreprise avait déjà signalé que le conflit de travail avait coûté 66 millions $ après impôt à l’épicier en trois mois.
— Avec des informations de Stéphane Rolland
Une entente trouvée pour les employés de l’entrepôt de Metro en grève depuis des mois
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